
Lorsque l'île d'Okinawa, située au sud du Japon, fut occupée par les Chinois, les habitants de l'île combinèrent leur propre méthode de combat avec les "arts du poing" apportés par les Chinois, puisque les armes étaient interdites par les autorités. Cette synthèse entre les techniques locales et les techniques chinoises donna naissance à l'Okinawa-te.
Au XVIIème siècle, l'Île d'Okinawa fut envahie par les Japonais, qui eux aussi interdirent tout port d'armes. Les habitants de l'île s'entraînèrent intensément à l'Okinawa-te. Cet art de combat connut alors un prodigieux développement.
Maître Gishin Funakoshi (1868-1957) est considéré comme le vrai père du karaté moderne, tel que nous le connaissons aujourd'hui. Il appela sa technique de combat "Shotokan". Certains maîtres continuèrent d'enseigner une forme plus traditionnelle et plus proche de l'Okinawa-te, alors que d'autres apportèrent leur propre technique à celle de Maître Funakoshi.
C'est ainsi que naquirent des styles tels que le Shito-ryu de Maître Kenwa Mabuni (1887-1953) et le Goju-ryu de Maìtre Chojun Miyagi (1893-1957). On trouve également le Wado-ryu de Maître Hironori Otsuka, le Goju-ryu japonais de Maître Gogen Yamagushi et bien d'autres encore.
Maître Funakoshi ajouta le suffixe "Do" afin de mieux incorporer son art dans l'ensemble des arts martiaux japonais et rappeler que le karaté permettait aussi une approche de l'ancien esprit des Samouraïs (chevaliers) japonais, l'esprit du Budo (recherche de la voie philosophique par la pratique d'un art de guerre).
(Source : http://www.kodokan-est.net)

